Comment doit-on considérer les choix vestimentaires de l’enfant ?

L’aspiration à une certaine autonomie se manifeste dès l’enfance. Cela dit, on est en droit de se mander si un enfant est capable de choisir seul ses vêtements. Le dilemme n’est pas simple pour certains parents. Ils ne veulent pas céder à ce qu’ils considèrent comme un caprice, à savoir la volonté de leurs enfants de s’habiller seuls. En même temps, ils veulent éviter, autant que possible, un bras de fer quotidien. Alors, comment trouver le juste milieu ? Eléments de réponse.

Pourquoi les enfants veulent-ils choisir seuls leurs vêtements ?

On a évoqué en introduction l’aspiration naturelle de l’enfant à une certaine autonomie, et le choix vestimentaire n’est qu’un aspect parmi tant d’autres de cette volonté. En même temps, les parents ont évidemment raison de suggérer des choix vestimentaires différents, notamment pour que leurs enfants assimilent les règles de l’élégance.

Il est possible d’éviter le bras de fer systématique, à condition d’abord de comprendre pourquoi l’enfant s’oppose aux suggestions vestimentaires de ses parents. Stéphane Clerget, pédopsychiatre, distingue trois raisons à l’origine du rejet :

  • Le vêtement n’est pas assez confortable ;
  • Le vêtement n’est pas pratique (par exemple, pour une activité sportive) ;
  • Ces deux premières raisons sont à distinguer du non que l’enfanta formule « par simple esprit de contradiction ».

Comment limiter les bras de fer quotidiens ?

Il est recommandé de préparer les vêtements de l’enfant le soir, afin de se donner le temps d’en discuter avec lui. Discuter, justement, reste le meilleur moyen de se faire comprendre. Certes, il est important pour tous les parents que leurs enfants soient disciplinés. Mais l’erreur serait d’élever la voix. L’enfant accepterait sans plus broncher, mais il se sentirait privé de sa volonté d’autonomie, qui n’est pas une futilité, on le rappelle.

Discuter permet par ailleurs aux parents de comprendre les vraies raisons du rejet. La contestation reflète parfois des non-dits liés peut-être à des soucis dans la famille, à l’école…

Comprendre les raisons de la contestation selon l’âge de l’enfant

  • A 2 ans, certains enfants commencent à vouloir dire non, mais souvent par esprit de contradiction – un vrai petit Gaulois réfractaire, en quelque sorte !
  • Vers 3-4 ans, les conflits apparaissent. Les parents doivent à cette période commencer à explorer les racines du rejet. Surtout, ils doivent s’attendre à ce que les contestations se fassent fréquentes. Et il faut les prendre au cas par cas, car deux rejets apparemment de même nature peuvent refléter des sentiments totalement opposés.
  • Vers 5-6 ans, l’enfant commence vraiment à avoir des réflexions constituées. Pour Stéphane Clerget, « il est intéressant de comprendre pourquoi par exemple une fille veut porter telle robe et pas une autre. »

Rationnaliser l’enfant

Le but est de rendre l’enfant plus rationnel dans ses choix vestimentaires. Voici ce qu’en dit le pédopsychiatre : « Il faut lui expliquer qu’il y a des limites : la température extérieure, par exemple. Parce que l’on est responsable de sa santé, il ne peut pas sortir en tee-shirt s’il pleut ou en plein hiver. »

La discussion, enfin, permet aux parents de comprendre les goûts vestimentaires de l’enfant. Cela les aide dans leurs achats chez un grossiste vêtements comme Suncity, entre autres.

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